Acte troisième

 

Scène première

Le théâtre représente la grande salle de la maison de Williams.
Blondel, Deux hommes de la comtesse.

 Q 

Blondel, Deux hommes

 
(On entend la ritournelle du morceau.)

BLONDEL

Il faut, il faut,  

il faut que je lui parle.

Mon cher Urbin, mon ami Charle,

il faut que je lui dise un mot.

Tout au plutôt, tout au plutôt.

Mon cher Urbin, mon ami Charles,

à l'instant, ciel ! quoi, dans l'instant !

Voici de l'or.

De l'or, afin que je lui parle.

Ah ! que je lui parle à l'instant.

Dans ce moment.

Eh bien soit; ah ! que je lui parle.

Mon cher Urbin, mon ami Charles,

pourvu que je lui dise un mot,

je suis content; mais au plutôt.

Ensemble

LES DEUX HOMMES

Il faut, il faut,

vous ne pouvez lui dire un mot.

On chasserait Urbin et Charles,

si nous vous laissions dire un mot.

Sortez, sortez tout au plutôt.

Nous allons partir à l'instant;

oui, dans l'instant.

(À part.)

Est-ce de l'or ? oui, c'est de l'or.

De l'or ! attendez. Mais comment

peut-il parler en ce moment ?

Le pourrait-il en ce moment ?

À la dame de compagnie,

on peut lui dire qu'il la prie...

dans ce moment,

tout au plutôt.

 

Blondel ->

 

Scène deuxième

La dame de compagnie, La comtesse, sir Williams, Les chevaliers, Le sénéchal.

<- Dame de compagnie, Autre dame de compagnie, Marguerite, Williams, Chevaliers, Le sénéchal

 
(La dame de compagnie arrive avant la comtesse et ses chevaliers. Les deux hommes qui étaient sur la scène vont parler à la dame de compagnie, qui sort avec eux. Il reste avec la comtesse une autre dame de compagnie.)

Deux hommes, Dame de compagnie ->

 

MARGUERITE

Sir Williams, je ne peux trop vous remercier du gracieux accueil que j'ai reçu chez vous.  

WILLIAMS

Madame, que ne puis-je vous retenir plus long-temps !

MARGUERITE

Cela ne peut être.

LE SÉNÉCHAL

Madame, tout sera bientôt prêt pour votre départ.

MARGUERITE

Ah, chevalier, ce soir assignera le terme à notre voyage qu'il m'en coûte de vous dire ce qui va le terminer !

LE SÉNÉCHAL

Quoi donc, madame ?

MARGUERITE

Je vais consacrer mes jours à une retraite éternelle.

LE SÉNÉCHAL

Vous, madame ?

MARGUERITE

Un long chagrin qui me dévore me rend incapable de m'occuper du bonheur de mes sujets. Je vais, chevalier, faire ajouter quelques mots à cet écrit, vous le remettrez aux états assemblés; ce sont mes volontés.

 

Scène troisième

Les précédens, Béatrix, Dame suivante.

<- Béatrix, Dame suivante

 

BÉATRIX

Madame ?  

MARGUERITE

Que voulez-vous ?

BÉATRIX

Ce bon homme à qui vous avez permis de passer la nuit dans ce logis, et qui n'est plus aveugle.

MARGUERITE

Eh bien ?

BÉATRIX

Il demande l'honneur de vous être présenté.

MARGUERITE

Que me veut-il ? Ah ciel !

BÉATRIX

Je lui ai dit que madame était bien triste. Il m'a répondu: si je lui parle, je la rendrai gaie. Entendez-vous sa voix, madame; il l'a très-belle.

MARGUERITE

Qu'il paraisse, peut-être a-t-il appris cette complainte de la bouche même de Richard.

 

Scène quatrième

Les précédens, Blondel.

<- Blondel

 

MARGUERITE

Eh bien, bon homme, on dit que vous demandez à m'être présenté.  

BLONDEL

Oui, madame; mais qu'il est difficile d'approcher des grands, même pour leur rendre service !

MARGUERITE

Qui était celui qui vous a appris ce que vous chantiez si bien tout-à-l'heure, et en quel lieu de la terre cette complainte vous-at-elle été connue ?

BLONDEL

Je ne peux le dire qu'à vous.

 
(Béatrix se retire.)
 

MARGUERITE

Hier, vous étiez aveugle ?

BLONDEL

Oui, madame, mais je ne le suis plus. Eh, quelles grâces n'ai-je point à rendre au ciel, puisqu'il me fait jouir de la présence de madame Marguerite, comtesse de Flandres et d'Artois.

MARGUERITE

Ciel ! vous me connaissez ?

BLONDEL

Oui, madame, et reconnaissez Blondel.

MARGUERITE

Quoi ! c'est vous, Blondel ! vous étiez avec le roi ! où l'avez-vous laissé ?

BLONDEL

Le roi, le roi, que je cherchais depuis un an, le roi, madame, est à cent pas d'ici.

MARGUERITE

Le roi !

BLONDEL

Il est prisonnier dans ce château que vous voyez de vos fenêtres; car, sans le voir, je lui ai parlé ce matin.

MARGUERITE

Ah, dieu ! ah, Blondel ! chevaliers !

BLONDEL

Madame, qu'allez-vous dire ?

MARGUERITE

Qu'ai-jé à craindre ? ce sont tous mes chevaliers, tous attachés à moi, à ma personne, et sir Williams est anglais.

 
(Les chevaliers, Williams et Béatrix s'approchent.)
 

BLONDEL

Oui, chevaliers, oui, ce rempart  

tient prisonnier le roi Richard.

CHEVALIERS

Que dites-vous ? le roi Richard ?

Richard ! qui ? le roi d'Angleterre ?

BLONDEL

Oui, chevaliers, oui, ce rempart

tient prisonnier le roi Richard.

C'est là qu'est le roi d'Angleterre.

CHEVALIERS

Qui vous l'a dit ? par quel hasard

avez-vous connu cette affaire ?

Comment savez-vous ce mystère ?

Ensemble

MARGUERITE

Qui vous l'a dit ? par quel hasard ?

Ah, grand dieu ! mon cœur se serre.

 

BLONDEL

Par moi, qui, sous cet habit vil

m'en suis approché sans péril.

Sa voix a pénétré mon âme:

je la connais. Oui, oui, madame,

oui, chevaliers, oui, ce rempart

tient prisonnier le roi Richard.

 

MARGUERITE

Ah ! s'il est vrai, quel jour prospère !

Ah ! grand dieu !... ah ! mon cœur se serre

de joie et de saisissement.

CHEVALIERS, WILLIAMS, MARGUERITE, BÉATRIX

Ah, grand dieu, quel étonnement !

quel bonheur ! quel événement !

Travaillons à sa délivrance.

Marchons, marchons.

BLONDEL

Point d'imprudence;

travaillons à sa délivrance:

mais il faut agir prudemment.

CHEVALIERS

Travaillons à sa délivrance.

MARGUERITE

Que faire pour sa délivrance ?

Ah, Blondel ! quel heureux moment !

Que faire pour sa délivrance ?

Chevaliers, écoutez Blondel.

CHEVALIERS

Blondel ! Blondel ! oui, c'est Blondel.

MARGUERITE

Chevaliers, connaissez Blondel.

Ah, quel bonheur ! quel coup du ciel !

BLONDEL

Travaillons à sa délivrance,

et ne parlons point de Blondel.

 

Scène cinquième

Les précédens.

 

MARGUERITE

Ah chevaliers, ah, sir Williams, et vous Blondel, mon cher Blondel, voyez entre vous ce qu'il convient de faire pour délivrer le roi; la joie, la surprise... cette nouvelle m'a saisie, de manière que je ne peux jouir de ma réflexion; servez- vous de tout mon pouvoir, c'est de moi, c'est de mon bonheur que vous allez vous occuper.  

 
(Elle sort, en s'appuyant sur les bras de ses femmes.)

Marguerite, Autre dame de compagnie, Béatrix, Dame suivante ->

 

Scène sixième

Le sénéchal, Williams, Blondel, Deux chevaliers.

 

LE SÉNÉCHAL

Oui, c'est l'infortune de Richard qui faisait toute sa peine.  

BLONDEL

Sirs chevaliers, sir Williams, le temps est précieux; voyons quels sont les moyens qui s'offrent à nous pour délivrer Richard; sachons d'abord quel est l'homme qui le garde: Williams, quel homme est-ce que ce gouverneur ? le connaissez-vous ?

WILLIAMS

Que trop.

BLONDEL

L'intérêt peut-il quelque chose sur lui !

WILLIAMS

Non.

BLONDEL

Et la crainte ?

WILLIAMS

Encore moins.

BLONDEL

Ni l'intérêt ni la crainte ! c'est un homme bien rare. Écoutez, chevaliers, et vous Williams, voici mon avis: le gouverneur va venir parler à votre fille.

WILLIAMS

Parler à ma fille !

BLONDEL

Oui, il sait que ce soir vous donnez un bal, une fête.

WILLIAMS

Moi !

BLONDEL

Oui, vous. Et faites tout préparer à l'instant pour recevoir ici les bonnes gens des noces qui s'amusent ici près, et que j'ai prévenus de votre part.

WILLIAMS

Des noces ! un bal ! il sait que je donnerais une fête ! et de qui aurait-il pu savoir ?...

BLONDEL

De moi.

WILLIAMS

De vous ! Eh, comment cela se peut-il ?

BLONDEL

Enfin il le sait, je vous le dirai; mais ne perdons pas un instant: il viendra ici dans l'espoir que cette fête lui donnera des moyens de parler à la belle Laurette.

WILLIAMS

Ah ! qu'il lui parle.

BLONDEL

Oui, il lui parlera; mais qu'aussitôt il soit entouré des officiers de la princesse, qu'il soit sommé de rendre le roi: s'il refuse, alors la force.

LE SÉNÉCHAL

Oui, la force. Armons-nous, forçons le château.

WILLIAMS

Forcer le château ! Eh, que peuvent vingt ou trente hommes, armés seulement de lances et d'épées, contre cent hommes de garnison placés dans un château fort ?

LE SÉNÉCHAL

Vingt ou trente hommes ! et les soldats qui jusqu'ici ont servi d'escorte à Marguerite, et qui sont dans la forêt voisine en attendant notre retour, je vais les faire avancer. Eh, que ne peuvent la valeur, notre exemple, et le désir de délivrer le roi !

BLONDEL

Ah, sénéchal ! vous me rendez la vie. Est-il quelqu'un de nous qui ne se sacrifie pour une si belle cause ? Williams, Richard est dans les fers, et vous êtes anglais.

WILLIAMS

Ou le délivrer ou mourir.

BLONDEL

Sénéchal, faites promptement avancer votre escorte, faites armer vos chevaliers, que Florestan soit arrêté; et dès que nos gens seront au pied des murailles, le signal de l'assaut. J'ai remarqué un endroit faible où, à l'aide des travailleurs, j'espère faire brèche, et montrer à nos amis le chemin de la victoire. En attendant, Williams, faites tout préparer ici pour la danse.

 
(Williams sort.)

Williams, Le sénéchal, Chevaliers ->

 

Scène septième

Blondel, seul.

 

 

Si l'amitié la plus pure, si l'ardeur la plus vive peuvent inspirer un cœur tendre et sensible, que ne dois-je pas attendre des motifs qui m'enflamment !  

 

Blondel ->

 

Scène huitième

Williams, Laurette, Les domestiques.

<- Williams, Laurette, Domestiques

 

WILLIAMS
(aux garçons)

Préparez tout ici, rangez cette table, et enlevez les meubles qui peuvent embarasser.  

LAURETTE

Est-ce que l'on va danser ?

WILLIAMS

Oui, ma fille, ma chère fille.

LAURETTE

Ma chère fille ! ah ! mon père n'est plus en colère. On va danser ! Ah, si le chevalier le savait ! peut-être pourrait-il...

WILLIAMS

Allons, aide-nous à préparer cette salle; nou allons danser.

(Pendant ce temps les garçons rangent les meubles et préparent la salle.)

Mettez encore ici des lumières.

 

Scène neuvième

Les précédens, Blondel.

<- Blondel

 

BLONDEL
(à Laurette)

Le gouverneur, après la danse,  

viendra se rendre dans ces lieux.

LAURETTE

Ah, quel bonheur ! que sa présence

pour moi doit embellir ces lieux !

BLONDEL
(à Williams qui approche)

Nous n'avons point de mystère:

je lui disais que mes yeux

revoyaient enfin les cieux.

LAURETTE

Nous n'avons point de mystère:

non, mon père, non, mon père:

ce bon homme doit vous plaire.

WILLIAMS

Parlez, parlez sans mystère;

ce bon homme a su me plaire.

LAURETTE
(à part)

Est-il bien sûr de ma tendresse ?

Me sera-t-il toujours constant ?

BLONDEL

Si vous aviez vu son ivresse !

Son cœur sera toujours constant.

LAURETTE

Son ivresse !...

Son cœur sera toujours constant !

WILLIAMS

Il te disait que ses yeux

revoyent enfin la lumière ?

LAURETTE

Oui, mon père, oui, mon père.

Nous n'avons pas de mystère:

il me disait que ses yeux

revoyaient enfin les cieux.

BLONDEL

Nous n'avons plus de mystère.

Je lui disais que mes yeux

revoyaient enfin les cieux.

Je voulais vous dire encore...

LAURETTE

Je ne veux point qu'il ignore...

WILLIAMS

Il te disait que ses yeux...

LAURETTE

Oui, mon père, oui, mon père

etc.

 

Blondel ->

 

Scène dixième

Williams, Laurette, Antonio.

<- Antonio, Paysans, Un paysan, Chevaliers

 
(Les noces paraissent; ensuite on danse.)
 

UN PAYSAN

Et zig, et zoc,    

et fric, et froc,

quand les boeufs

vont deux à deux,

le labourage en va mieux.

Sans berger, si la bergère

est en un lieu solitaire,

tout pour elle est ennuyeux;

mais si le berger Sylvandre

auprès d'elle vient se rendre,

tout s'anime à l'entour d'eux.

Et zic, et zoc,

et fric, et froc,

quand les boeufs

vont deux à deux,

le labourage en va mieux.

Qu'en dites-vous, ma commère ?

Eh, qu'en dites-vous, compère ?

Rien ne se fait bien qu'à deux.

Les habitans de la terre,

hélas ! ne dureraient guère,

s'ils ne disaient point entr'eux,

et zig, et zoc,

et fric, et froc

etc.

S

Sfondo schermo () ()

 
La danse continue. À l'instant où le gouverneur entre et est prét de danser avec Laurette, on entend un grand bruit de tambour.

<- Florestan

 

FLORESTAN

Ciel ! qu'entends-je ?  

WILLIAMS

(accompagné des chevaliers de Marguerite)

Je vous arrête.

FLORESTAN

Vous ?

WILLIAMS

Moi.

FLORESTAN

Qu'osez-vous faire ? dieu, quelle trahison !

 

 

Dieu ! qu'est-ce que prétend  

ce parti violent ?

CHEVALIERS

Que Richard à l'instant

soit remis dans nos mains;

oui, qu'ici ses destins

soient remis dans nos mains.

FLORESTAN

Non, jamais ses destins

ne seront dans vos mains.

 
 
Le théâtre change, et représente l'assaut donné à la forteresse pur les troupes de Marguerite; Blondel et Williams encouragent les assiégeants; les assiégés reçoivent un renfort, et repoussent l'attaque avec avantage.

 Q 

Assiégeants, Assiégés, Chevaliers, Blondel, Williams, Richard

<- Marguerite, Femmes de la comtesse, Paysans, Laurette, Antonio, Florestan

Blondel alors jette son habit d'aveugle, et sous celui que couvrait sa casaque, il se met à la tête des pionners; il les place, et leur fait attaquer l'endroit faible dont il a parlé; l'assaut continue. On voit paraître, sur le haut de la forteresse, Richard qui, sans armes, fait les plus grands efforts pour se débarrasser de trois hommes armés. Dans cet instant la muraille tombe avec fracas; Blondel monte à la brèche, court auprès du roi, perce un des soldats, lui arrache son sabre, le roi s'en saisit; ils mettent en fuite les soldats qui s'opposent à eux. Alors Blondel se jette aux genoux de Richard, qui l'embrasse. Dans ce moment le chœur chante « vive Richard », sur une fanfare très-éclatante. Les assiégeants arborent le drapeau de Marguerite; dans ce moment elle paraît, suivie de ses femmes et de tout le peuple; elle voit Richard délivré de ses ennemis, et conduit par Blondel; elle tombe évanouie, soutenue par ses femmes, et ne reprend ses esprits que dans les bras de Richard.
Florestan ensuite est conduit aux pieds du roi par le sénéchal et Williams; Richard lui rend son épée. Toute cette action se passe sur la marche, depuis la fanfare qui finit le combat.
 

RICHARD

Ô ma chère comtesse !  

Ô doux objet de toute ma tendresse !

MARGUERITE

Ah ! Richard ! ô mon roi ! ah, dieux !

RICHARD

À la tendresse

je dois ce moment heureux.

MARGUERITE
(montrant Blondel)

C'est à Blondel, c'est à son cœur.

RICHARD
(embrasse Blondel)

C'est à ton cœur.

RICHARD

Qu'en ce jour je dois mon bonheur.

Délivré par ceux que j'aime,

de mes sujets oublié,

c'est l'amour et l'amitié

qui font mon bonheur suprême.

Ensemble

MARGUERITE, BLONDEL

Qu'en ce jour je dois ce bonheur.

C'est l'amour et l'amitié

qui font mon bonheur suprême.

 
Chœur.

LES FEMMES DE LA COMTESSE, LAURETTE, ANTONIO, PAYSANS

Ah ! que le bonheur suprême

l'accompagne chaque jour !

Que le bonheur l'accompagne sans cesse !

Ah ! quel plaisir ! quelle ivresse !

C'est un roi, oui, c'est lui-même,

qui paraît dans ce séjour.

Ensemble

MARGUERITE, RICHARD, BLONDEL, WILLIAMS, CHEVALIERS, FLORESTAN

Ah ! que le bonheur suprême

l'accompagne chaque jour !

Non, l'éclat du diadême

ne vaut pas un si beau jour.

 

MARGUERITE

(à Florestan et à Laurette)

Vous ! commencez ma récompense:

heureux amans, je vous unis.

(à Williams)

Souffrez que ce noeud mette un prix

à notre reconnaissance.

CHŒUR GÉNÉRAL

Heureux amans etc.

MARGUERITE

C'est l'amitié fidèle

qui finit mon malheur.

Qu'un amour éternelle

assure ton bonheur.

BLONDEL

Pour un sujet fidèle

est-il plus grand bonheur,

quand il voit que son zèle

finit votre malheur !

Ensemble

RICHARD

C'est l'amitié fidèle

qui finit mon malheur.

Et l'amour de ma belle

assure mon bonheur.

 
Chœur.

RICHARD, MARGUERITE, FLORESTAN, WILLIAMS, CHEVALIERS

Ah ! quel bonheur ! quelle ivresse !

Que le bonheur l'accompagne sans cesse;

c'est un roi, oui, c'est lui-même,

qui parait dans ce séjour.

Ensemble

LAURETTE, LES FEMMES DE LA COMTESSE, PAYSANS

Que le bonheur l'accompagne sans cesse;

ah ! quel bonheur ! quelle ivresse !

C'est un roi, oui, c'est lui-même,

qui paraît dans ce séjour.

 

RICHARD

C'est un roi, oui, c'est lui-même,

qui vous doit un si beau jour.

MARGUERITE

Richard m'est rendu dans ce jour.

BLONDEL

C'est un roi délivré par l'amour.

CHŒUR

Ah ! quel bonheur ! quel plus beau jour !

C'est un roi qui vous doit un si beau jour.

 

Fin (Acte troisième)

Acte premier Acte deuxième Acte troisième

La grande salle de la maison de Williams

Blondel, Deux hommes
 
Blondel, Deux hommes
Il faut, il faut
Deux hommes
Blondel ->
Deux hommes
<- Dame de compagnie, Autre dame de compagnie, Marguerite, Williams, Chevaliers, Le sénéchal
Autre dame de compagnie, Marguerite, Williams, Chevaliers, Le sénéchal
Deux hommes, Dame de compagnie ->

Sir Williams, je ne peux trop vous remercier

Autre dame de compagnie, Marguerite, Williams, Chevaliers, Le sénéchal
<- Béatrix, Dame suivante

Madame? / Que voulez-vous ?

Autre dame de compagnie, Marguerite, Williams, Chevaliers, Le sénéchal, Béatrix, Dame suivante
<- Blondel

Eh bien, bon homme, on dit

Blondel, Chevaliers, Marguerite, Williams, Béatrix
Oui, chevaliers, oui, ce rempart

Ah chevaliers, ah, sir Williams

Williams, Chevaliers, Le sénéchal, Blondel
Marguerite, Autre dame de compagnie, Béatrix, Dame suivante ->

Oui, c'est l'infortune de Richard qui faisait toute sa peine

Blondel
Williams, Le sénéchal, Chevaliers ->

Si l'amitié la plus pure, si l'ardeur la plus vive

Blondel ->
<- Williams, Laurette, Domestiques

Préparez tout ici, rangez cette table

Williams, Laurette, Domestiques
<- Blondel
Blondel, Laurette, Williams
Le gouverneur, après la danse
Williams, Laurette, Domestiques
Blondel ->
Williams, Laurette, Domestiques
<- Antonio, Paysans, Un paysan, Chevaliers
Williams, Laurette, Domestiques, Antonio, Paysans, Un paysan, Chevaliers
<- Florestan

(on entend un grand bruit de tambour)

Ciel ! qu'entends-je ?

Florestan, Chevaliers
Dieu ! qu'est-ce que prétend

Le théâtre représente l'assaut donné à la forteresse pur les troupes de Marguerite

(Les assiégeants conquièrent la forteresse et délivrent Richard)

Assiégeants, Assiégés, Chevaliers, Blondel, Williams, Richard
 
Assiégeants, Assiégés, Chevaliers, Blondel, Williams, Richard
<- Marguerite, Femmes de la comtesse, Paysans, Laurette, Antonio, Florestan
 
Scène première Scène deuxième Scène troisième Scène quatrième Scène cinquième Scène sixième Scène septième Scène huitième Scène neuvième Scène dixième
Les environs d'un château fort Le théâtre représente l'intérieur d'un château fort. Sur le devant une terrasse entourée de grilles de... La grande salle de la maison de Williams Le théâtre représente l'assaut donné à la forteresse pur les troupes de Marguerite
Acte premier Acte deuxième

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